Un taux journalier se calcule, il ne se devine pas et ne se copie pas. On part du revenu annuel dont vous avez besoin, on y ajoute vos coûts réels, puis on divise par vos jours réellement facturables, bien moins nombreux que vos jours travaillés une fois retirés l’administratif, la prospection, les congés et les creux. Cette troisième étape, le vrai nombre de jours facturables, est celle qui change tout. Le modèle des 4 Tempéraments Entrepreneuriaux montre ce que chaque profil rate dans ce calcul. Le Perfectionniste calcule tout sauf ses jours réellement facturables, le Fédérateur cale son taux sur ce que font ses pairs, le Diplomate sur ce qu’il croit acceptable, le Leader fixe haut mais oublie parfois de compter ses coûts. Un taux journalier se calcule à partir de vos jours réellement facturables, bien moins nombreux que vos jours travaillés, et c’est cet écart qui fausse presque tous les calculs.
Étape 1 : additionnez vos charges annuelles
Charges professionnelles d'abord : cotisations, assurances, logiciels, matériel, comptabilité, formation, déplacements. Puis vos besoins personnels nets, ce qu'il vous faut réellement pour vivre.
Ce total représente le montant que votre activité doit produire dans l'année, avant même de parler de bénéfice.
Étape 2 : comptez vos jours réellement facturables
C'est ici que la plupart des calculs échouent. Sur 365 jours, retirez les week-ends, les congés, les jours fériés, puis retirez encore le temps consacré à la prospection, à l'administratif, à la formation et aux imprévus.
Beaucoup d'indépendants découvrent qu'ils facturent entre cent et cent trente jours par an, alors qu'ils avaient calculé sur deux cents.
60 000 euros nécessaires, divisés par 220 jours : 273 euros par jour.
60 000 euros nécessaires, divisés par 120 jours réellement facturables : 500 euros par jour.
Le même besoin donne un tarif presque deux fois supérieur une fois le calcul honnête.
Étape 3 : divisez, puis ajoutez une marge
La division donne votre seuil de survie, le montant en dessous duquel travailler vous appauvrit. Ce n'est pas encore votre prix.
Ajoutez une marge pour les investissements, les périodes creuses et la constitution d'une réserve. Vingt à trente pour cent est un ordre de grandeur courant.
Étape 4 : confrontez à la valeur, pas au marché
Ce chiffre est un plancher. Le prix final tient compte de ce que votre travail apporte réellement au client, ce qui peut le situer nettement au-dessus.
Le tarif des concurrents n'entre pas dans ce calcul. Vous ne connaissez ni leurs charges, ni leur volume, ni leur rentabilité.
Comment votre tempérament peut vous influencer
L'exercice du calcul tarifaire met chacun face à un obstacle différent.
Certains le repoussent parce que les chiffres les ennuient. D'autres l'affinent indéfiniment sans jamais appliquer le résultat. D'autres obtiennent un chiffre juste puis n'osent pas l'annoncer.
Le blocage n'est donc pas au même endroit, et le livre le traite pour chaque profil.
C’est précisément ce que développe Entreprendre comme vous êtes : quatre manières de fonctionner, et pour chacune, la façon de vendre, de fixer ses prix, de communiquer et de s’organiser sans lutter contre soi-même.
Vous ne connaissez pas encore votre tempérament ?
Questions fréquentes
Pour aller plus loin
Faut-il afficher son taux journalier publiquement ?
Ce n'est pas obligatoire. Donner un ordre de grandeur ou un montant de départ suffit souvent à filtrer les demandes sans vous enfermer.
Comment gérer les missions courtes ?
Une demi-journée coûte souvent plus qu'une demi-journée en proportion, car la mise en route et le suivi restent identiques. Beaucoup appliquent un minimum de facturation.
