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Comment savoir si je dois arrêter ou continuer ?

La question qui revient dans les périodes difficiles. Les critères qui aident à décider sans se mentir.

Pour décider d’arrêter ou de continuer, la seule règle qui protège vraiment est de ne jamais trancher dans un creux. Une décision de cette ampleur prise un mauvais soir, après une période difficile, reflète votre état du moment, pas la réalité de l’activité. Elle se prend à froid, sur des critères posés à l’avance, une fois l’émotion retirée. Le modèle des 4 Tempéraments Entrepreneuriaux éclaire le biais qui fausse cette décision chez vous. Le Fédérateur tranche à l’impulsion, dans un sens ou dans l’autre selon son humeur du jour, le Leader coupe trop vite par impatience de résultats, le Perfectionniste rumine sans jamais décider, le Diplomate repousse le choix pour ne pas l’affronter. On ne décide pas d’arrêter parce qu’un mois a été dur, on décide sur ce que montrent les chiffres et l’envie une fois le calme revenu.

Ne décidez jamais dans un creux

Une décision de cette importance prise pendant un mois vide, après un client perdu ou en pleine fatigue, ne reflète pas votre jugement mais votre état.

Fixez-vous une règle : aucune décision d'arrêt pendant une période difficile. Vous réexaminerez la question à froid, à une date choisie à l'avance.

Distinguez trois questions différentes

Est-ce que ce métier ne me convient pas ? Est-ce que cette manière de l'exercer ne fonctionne pas ? Est-ce que ce moment est simplement difficile ?

La plupart des gens qui envisagent d'arrêter répondent en réalité à la deuxième ou à la troisième question. Changer de format, de public ou de prix résout souvent ce qu'on attribuait au métier lui-même.

Avant

« Je ne suis pas fait pour ça, j'arrête. »

Après

« Ce format ne fonctionne pas pour moi. Je teste autre chose pendant six mois avant de trancher. »

La plupart des envies d'arrêt concernent le format, pas le métier.

Regardez les faits, pas seulement le ressenti

L'évolution du chiffre d'affaires sur trois ans, le nombre de clients revenus, la part de recommandations, l'évolution de vos tarifs : ces éléments disent quelque chose que le moral ne dit pas.

Une activité qui progresse lentement mais régulièrement n'est pas un échec, même si elle est fatigante.

Arrêter n'est pas un échec

Si la décision est prise à froid, sur des critères clairs, elle relève du choix professionnel et non de la défaite. Beaucoup d'indépendants reprennent un poste salarié et s'en portent mieux.

Ce qui compte est que la décision soit prise par vous, en connaissance de cause, et non subie après des mois d'usure.

Comment votre tempérament peut vous influencer

Cette question se pose différemment selon les fonctionnements.

Certains envisagent d'arrêter dès que l'élan retombe. D'autres s'accrochent bien au-delà du raisonnable par exigence personnelle. D'autres restent par loyauté envers ceux qui les ont soutenus.

Le livre aide chaque profil à décider selon sa logique, et non contre elle.

C’est précisément ce que développe Entreprendre comme vous êtes : quatre manières de fonctionner, et pour chacune, la façon de vendre, de fixer ses prix, de communiquer et de s’organiser sans lutter contre soi-même.

Vous ne connaissez pas encore votre tempérament ?

Questions fréquentes

Pour aller plus loin

Combien de temps se donner avant de trancher ?

Fixez une durée d'essai précise, six mois par exemple, avec un critère chiffré défini à l'avance. Cela évite de rejuger chaque semaine.

Comment en parler à son entourage ?

Choisissez quelqu'un capable d'écouter sans dramatiser ni pousser dans un sens. Un pair du métier est souvent plus utile qu'un proche inquiet.